Lisbonne et le programme Renda Segura du maire Fernando Medina

La location touristique à Lisbonne et la COVID

Lisbonne s'est offert un beau lifting

Depuis la mise en place des "Golden visa", Lisbonne a connu un incroyable engouement pour l'investissement immobilier. Si, il y a dix ans, la ville était parsemée de bâtiments délabrés, aujourd'hui elle offre un beau visage. Lisbonne est propre et belle, mais elle a sans doute perdu de son âme, en se vidant de sa population : ses petites grand-mères habillées de noir, ses enfants jouant dans les rues, ses travailleurs du quotidien et même ses pauvres de l'alfama... pour être remplacés par des millions de touristes Airbnbistes.

La location à courte durée

Au Portugal, la location touristique, plus rentable, est encouragée par un taux d'imposition inférieur à celui de la location sur le long terme. En 2019 on comptait 8 à 9 touristes pour 1 habitant lisboète et un tiers du centre-ville serait occupé par des locations de vacances. L'an dernier, les touristes hébergés à Lisbonne par Airbnb ont rapporté aux propriétaires 43 millions d'euros, auxquels s'ajoutent 225 millions d'euros de retombées indirectes, selon les estimations de cette plateforme.

La crise sociale et la crise sanitaire

Ces dernières années ont été fructueuses pour l'économie portugaise mais au dépend de la population lisboète chassée du centre ville (besoin de refaire les batiments puis besoin de les rentabiliser en augmentant les loyers). Depuis quelques années, les portugais protestent et manifestent à Lisbonne et à Porto pour dénoncer la gentrification de leurs villes, c’est-à-dire l’embourgeoisement de leurs quartiers populaires, notamment en raison de l’essor du tourisme.  

La crise sanitaire va révèler les travailleurs du quotidien : infirmiers, aides à domicile, caissiers, chauffeurs de transports publics. Tous ceux, qui n'ont pu rester confiné chez eux pour que le minimum vital soit assuré, deviennent les sauveurs du quotidien. 

manifestation lisbonne

La crise du COVID 19 va mettre en évidence toutes les inégalités et absurdités : des appartements vidés de leurs touristes, et le centre ville vidé de tous les lisboètes besogneux et indispensables !

Le maire de Lisbonne, Fernando Medina, décide de mettre en place un programme pour rendre le centre ville historique à ses travailleurs essentiels : « Renda Segura » (loyer sécurisé). Les propriétaires de logements destinés à la location Airbnb qui n'arrive plus à louer, peuvent proposer leurs logements à la ville. Celle-ci leur sous-loue leurs logements, en partie aux frais de la municipalité, et les propose aux enseignants,  professionnels de la santé ,  commerçants, qui signeraient des baux de cinq ans, pour un loyer de 450 à 1 000 €, selon la surface. Objectif : garantir la possibilité de créer des logements abordables, dans un centre-ville où les prix de l’immobilier ont grimpé en flèche dans les dernières années »,

 

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