A Fábrica de Nada / L'Usine de rien sort au cinéma en France

“L'Usine de rien” réalisé par Pedro Pinho, porté par un collectif cinématographique, est un magnifique ovni portugais ! Cette fable, comédie et documentaire, est l'une des belles découvertes du 70e Festival de Cannes.

Il a obtenu en mai 2017 le prix de la Critique internationale (Fipresci) au Festival de Cannes.

Le résumé de Télérama : "Au départ, l’usine ferme. Mais les ouvriers y restent, s’accrochent à leurs postes au lieu de prendre des primes pour disparaître. Et comme les machines sont à l’arrêt, le travail continue sans produire quoi que ce soit. Ce symbole du monde d’aujourd’hui, la Néerlandaise Judith Herzberg l’a imaginé dans une pièce de théâtre. Autour de ce motif central, les Portugais de Terratreme, coopérative cinématographique à l’écoute du monde, se sont mis à broder joyeusement.

 

Ils ont fait venir les ouvriers, les vrais, avec leurs histoires authentiquement tragiques. Ils ont invité un cinéaste, un faux, sorte d’intello de gauche exalté qui débarque dans l’usine avec des citations de Marx dans les poches et une idée de comédie musicale pour redonner de l’élan à tout le monde. De quoi ne jamais savoir sur quel pied danser face à ce film qui s’emploie à nous parler de l’emploi sans nous donner de mode d’emploi.

Sérieux quand il faut, illuminé dès que possible

Tout en croyant à une farce, on voit cette Usine de rien prendre de la force. Le rien que produit l’usine devient néant incommensurable dans une réflexion sur l’absurdité de tout le système capitaliste. Embarqués dans des discussions sans fin, les personnages défont et refont le monde d’aujourd’hui. Des hypothèses sur l’avenir sont lancées, comme celle, étonnante, qui prédit une société divisée en trois classes : la stratosphère (où les gens planeront en comptant leurs millions), le niveau des gens juste assez riches pour consommer (et faire marcher l’usine), et puis les égouts, où sera rejeté le reste de la population…

Un film a voir pour se poser les bonnes questions : Quel sens donner au travail ? Quelles relations entretiennent le travail et l’argent ? Comment vivre à une époque où le travail et l’argent sont devenus les symptômes dérangeants d’une crise omniprésente ?

Le collectif : João Matos, Leonor Noivo, Luísa Homem, Pedro Pinho et Tiago Hespanha

Voir les séances sur allocine

 

 

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