Montage-Dictatures

Contre l’oubli – La Trace des dictatures

Ce documentaire est disponible gratuitement en streaming ici - Il a été diffusé en Mars sur France 5

Entre avril 1974 et novembre 1975, les dernières dictatures de l’Europe occidentale s’écroulent, faisant place à la démocratie. Trente-cinq plus tard, quelle trace reste-t-il de ces régimes autocratiques, en Espagne, au Portugal et en Grèce ?

Le 25 avril 1974, au Portugal, le régime autoritaire de Salazar est renversé par un coup d’Etat organisé par des militaires de gauche.

Trois mois plus tard, en Grèce, la junte des colonels au pouvoir depuis sept ans, déjà chancelante, s’effondre. Un an plus tard, la mort de Franco, en novembre 1975, met fin à la dictature instaurée en Espagne depuis 1939, à l’issue d’une terrible guerre civile. Ainsi disparaissent, en quelques mois, les dernières dictatures d’Europe occidentale. Mais, une fois la démocratie rétablie, chacun de ces trois pays a dû affronter son douloureux passé et relever de formidables défis.
Quelles concessions les peuples espagnol, portugais et grec ont-ils consenties pour assurer la paix ? Ont-ils choisi la voie du pardon et de l’amnistie ou celle des tribunaux afin d’obtenir justice ? Chaque pays a tourné la page à sa manière. Mais, trente-cinq plus tard, que reste-t-il de ces régimes dans la mémoire collective ? Et, aujourd’hui, faut-il perpétuer le souvenir ou chercher l’oubli ? C’est ce que propose de découvrir l’historien Fabrice d’Almeida dans La Case du siècle, avec un documentaire de Jean-Noël Jeanneney et Pierre Beuchot ponctué d’images d’archives et de témoignages.

Relever le défi d’un avenir commun

En Espagne, la « transición » vers la démocratie s’est faite progressivement autour d’une loi votée à la quasi-unanimité en octobre 1977 et garantissant l’amnistie pour tous les actes accomplis à partir du déclenchement de la guerre civile. Pas de procès, donc, pour les crimes franquistes. Mais une partie de la population a toujours refusé d’abandonner ses morts. Depuis décembre 2007, une nouvelle loi permet aux Espagnols d’exhumer les corps et ainsi de déterrer le passé. Au Portugal, qui a subi près d’un demi-siècle de dictature, la volonté de réconciliation semble avoir prévalu. La Grèce, elle, a choisi de ne pas pardonner. Traduits en justice et condamnés à la prison à vie, les derniers colonels purgent toujours leur peine.

Beatriz Loiseau

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